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Culture & patrimoine

Situé au cœur du Pays du Mont- Blanc, Cordon ne manque pas d’atouts pour séduire les amateurs d’histoire et de culture.
A ne pas manquer à Cordon :

Mais aussi :

Vue panoramique

Vue panoramique sur la majestueuse chaîne du Mont-Blanc.
Surnommé le « Balcon du Mont-Blanc », le village de Cordon offre un panorama à 360° de la chaîne des Aravis à la chaîne des Fiz en passant par le merveilleux spectacle de la chaîne du Mont-Blanc.

L’Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Fabuleux décor baroque.
L’Eglise Notre Dame de l’Assomption a été érigée de 1781 à 1787.
Sa silhouette, équilibrée et vigoureuse est affinée, par un clocher à bulbe à lanternon ajouré de baies jumelles reposant sur des colonnettes médianes.
Le dernier incendie de 1973 fut important et nécessita l’intervention des"Monuments Historiques" qui classèrent l’édifice en 1974 et financèrent sa reconstruction.
Ce clocher a été recouvert d’acier "patiné" (peint à chaud ) afin d’imiter au mieux la rouille d’un fer-blanc de 1816.
L’extérieur, très sobre, ne laisse rien présumer de la une superbe décoration baroque.
Le baroque veut étonner et éblouir et il y arrive par effet de lumière et de mouvement.
Le mobilier, les peintures, l’architecture se doivent de susciter un sentiment très fort de beauté, tout en suggérant que cette beauté terrestre n’est qu’illusion devant la vraie beauté du monde divin.
La dorure, la feuille d’or, le bois sculpté, la polychromie, rien n’est trop beau pour affirmer sa foi.
Au ciel, il emprunte son azur, au sang, sa pourpre, à l’or, sa lumière..
Les peintures, les tableaux, les statues de notre église nous racontent toute l’histoire du christianisme et permettent en quelques instants de la revivre, plus particulièrement l’histoire de la Vierge.
Visite commentée par un Guide du Patrimoine des Pays de Savoie . Contacter l’Office du Tourisme de Cordon au 04.50.58.01.57.
Pour voir quelques photos de l’Eglise : www.astoft.co.uk/cordon.htm

Les bornes romaines à Cordon

L’abbé GIRY a découvert, au col du Jaillet, une borne frontière datant de l’ère chrétienne (4è ère) avec une inscription gallo-romaine.
Cette intéressante trouvaille permet de fixer précisément aux confins de Cordon et de la Giettaz les limites de la cité romaine de Genève (des ceutrons) et des Allobroges.
Elle témoigne en outre de l’importance relative au trafic au col du Jaillet. Faite pour être vue et lue, cette borne présume un peuplement sinon permanent du moins temporaire. Sa présence en ce lieu, est l’indice d’un passage antique entre Cordon et la Giettaz et peut-être d’une économie pastorale qui se manifestait déjà à l’altitude de 1723 mètres.
Une autre va bientôt reprendre sa place au Col de L’Avenaz.

LES ALPAGES qui autrefois étaient d’une importance vitale pour la communauté du village, sont aujourd’hui de magnifiques prairies à l’herbe rase où il fait bon se promener à pied, en V.T.T ou en raquette l’hiver.

Les blocs erratiques de granit

Charriés par les glaciers lors de la dernière glaciation de Würm et déposés là lors de leurs retraits, ces blocs se retrouvent surtout à la périphérie de la haute vallée de l’Arve : Bois des Amorands, Combloux et deux remarquables à Cordon.
Le plus élevé de tous ses congénères, est situé à L’herney à 1550 m. d’altitude.
Un autre très important est exploité depuis environ les années 50 par un tailleur de pierre Tombales !
De tout temps il y a eu dans le village des personnes qui ont su travailler le granit pour en faire des bassins, des meules, des linteaux de portes ou autres.

Les torrents

Très encaissés, ils ont donné leur nom au village.
On y trouve de la truite fario et arc en ciel très prisée des pêcheurs.

Les fours à pain

Distants de 5 à 10 m de la maison, se sont des constructions de pierres avec une charpente et un toit là encore solides. En 1913, on dénombrait à Cordon 89 fours : deux ménages sur trois en possédait un.
Auparavant, la voûte était montée en granit ou en lauzes (schiste). Il y avait dans la commune un maçon spécialisé dans la construction des fours. La sole présente une pente de 5 cm/m. Pour construire la voûte, le maçon se tenait au centre de la sole et montait les pierres autour de lui.
A l’origine, il fallait 5 heures pour le chauffer et 5 heures ensuite pour cuire le pain. Alors dès que sont apparues sur le marché les briques réfractaires (en 1920), les fours ont été transformés. Aujourd’hui il faut 1 heure à 1 H. 30 pour chauffer le four et 1 heure à 1 H. 30 pour cuire le pain selon la température extérieure, sans que cela change son goût. On reconnaissait la température du four à la couleur des pierres. Si l’on faisait cuire du pain dans un four dont on n’était pas propriétaire, on imprimait sa marque avec un tampon du buis gravé (Croix, Carré, Traits parallèles...)
Aujourd’hui 25 fours privés fonctionnent encore régulièrement. Il n’est pas rare de voir de nos jours s’échapper de la fumée de la gueule de l’un d’entre eux. La Fête du Pain de Cordon est une réplique authentique d’un rituel qui se perpétue pour notre plus grand plaisir. Elle a lieu le dernier dimanche du mois d’août.

Le pain : la forme générale du pain est une boule de 20 à 30 cm de diamètre pouvant peser 1,5 à 2 kg. Divers produits peuvent entrer dans la confection : farine, eau, levain, froment, seigle, avoine. Pendant la guerre alors que l’on manquait de farine, on la mélangeait avec des pommes de terre cuites à l’eau sans la peau.
Il y a seulement deux décennies, la plupart des Cordonnants faisait leur pain tous les 15 jours ou 3 semaines. En français local, on désigne par "Faire au four", l’opération qui consiste à cuire le pain (chauffage au four, cuisson...)
On pétrissait entre 20 et 25 kg de farine.
On faisait lever la pâte dans la chambre, à la chaleur, on rangeait le pain au grenier (petite bâtisse à l‘écart du bâtiment principal, sur pilotis, où étaient conservés certains aliments, les céréales, la viande fumée, le costume du dimanche), dans une chambre noire, ou sur un râtelier. Il se conservait alors 15 jours à 3 semaines. Faire le pain était une opération pénible, les sucreries que l’on faisait cuire ensuite était en quelque sorte une juste récompense tout comme le morceau de pain chaud trempé dans du vin sucré, un patois "Na Rusta".
Aujourd’hui, 25 foyers dans le village fabriquent encore leur pain ainsi pour leur consommation.

Les greniers

Ce sont des constructions en bois, bâties à bonne distance de la maison et du four à pain pour n’avoir rien à craindre d’un feu éventuel.
Sur pilotis, avec un seuil important, à deux étages souvent et très aérés, ils renferment les richesses de la famille. Pas les ors et les argents non, les choses importantes !

  • Le pain quand il est cuit, les farines de céréales
  • La viande de porc fumée
  • Les actes de vente, d’achat, d’héritage des terrains, maisons ou forêts
  • Les passeports lorsqu’on en avait un
  • L’eau de vie qui servait à "bouchonner" le bétail aussi
  • Les fameux habits du dimanche qui n’étaient autres que ceux réalisés pour se marier.

La Kanche à pommes

(située sur la place de l’Eglise)

Il nous apparaît utile de préciser que cette kanche n’est pas ici dans son contexte naturel, mais provient du domicile d’un particulier.
Dans la ferme d’origine l’axe vertical était fixé directement à la charpente du bâtiment et c’est un cheval qui actionnait le bras. Le poids de la roue en granit est évalué à 600 kg.
Après avoir écrasé les pommes, celles-ci étaient pressées. Les vieux pressoirs à leviers qu’on utilisait pendant la première guerre mondiale ont été progressivement remplacés par des râpes à fromage.
Le cidre doux ou jus de pommes doit être consommé dans un délai assez court, le cidre "dur" dans les bonnes caves se conserve 2 à 3 ans, il atteint 3 à 4 degrés d’alcool.

Les contrefiches des fermes

La contrefiche est un élément de bois oblique qui joint le poteau à la panne de charpente.
Elles est ornée de motifs religieux ou autre (Calices, Cierges, Croix, ...) ou de maximes religieuses et populaires sculptées par le charpentier :

  • "Dieu soit béni"
  • "La vie est courte et la mort certaine"
  • "En toute saison, Dieu bénisse cette maison"

Sous la panne faîtière, le propriétaire faisait graver son nom et la date de la construction du chalet.
La lecture de ces inscriptions peut faire l’objet d’une approche intéressante du village. (Recueil plus précis consultable à l’Office de Tourisme ou aux archives départementales d’Annecy.)

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