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Chaque année depuis 1979, (à l’initiative de Francis, Jean et Serge)
Cordon fête le pain le premier dimanche de septembre,

Cette fête est le rendez-vous traditionnel des amoureux du terroir. Tôt le matin, une première « fournée » parfume la place du village : quoi de meilleur qu’un bon pain bien doré, craquant et chaud ? Toute la journée, une vingtaine de « fournées » permettront d'alimenter la fête et faire plaisir aux visiteurs...  L’ambiance est simple et chaleureuse ;

On goûte le fromage local, on presse des pommes afin d'extraire le jus de pomme,
les groupes folkloriques animent la journée,
les batteurs de blé à l’ancienne montrent leur savoir-faire.

A Cordon, la fabrication du pain est une tradition vivante, pratiquée encore par une trentaine de familles. Une fois par mois pour certains, (grâce au congélateur d’aujourd’hui, on le conserve plus facilement qu’au grenier…), on pétrit la pâte à la main que l’on cuit dans le four familial.

La recette est simple : 25 kg de farine de blé, 10 litres environ d’eau chaude mais pas brûlante, levure, sel, de la « poigne » et beaucoup de patience. Une heure -- durant on pétrit la farine dans le « ouaché » … Ensuite, on fait chauffer le four avec des « étales » de « sapin » (de l’épicéa en fait). Pendant ce temps, le « boulanger » vaque à ses occupations et la pâte peut lever doucement en vrac dans le pétrin ou découpée en « copon » (panière de paille). Temps de « levée » : 1 heure 30. Une fois les braises obtenues, on les réparties dans tout le four. La température est évaluée en projetant de la farine après avoir ôté les braises et nettoyé le four. On enfourne ensuite les miches rondes et blanches. Une heure plus tard, on teste le degré de cuisson en frappant la croûte : « on entend si c’est cuit ». Il ne reste plus qu’à se couper une belle tartine et à réveiller tous les souvenirs des goûters de notre enfance.

Les fours à pain

Distants de 5 à 10 m de la maison, ce sont des constructions de pierres avec une charpente et un toit là encore solide. Autrefois, la voûte était montée en granit ou en lauzes (schiste). Il y avait dans la commune un maçon spécialisé dans la construction des fours. La sole présente une pente de 5 cm/m. Pour construire la voûte, le maçon se tenait au centre de la sole et montait les pierres autour de lui. Le four pouvait cuire entre 25 et 30 pains qui nourrissaient une famille, pourtant nombreuse, pendant 15 jours à 3 semaines.

A l’origine le four était en pierre, il fallait une grosse demi-journée et beaucoup de bois pour le chauffer et cuire le pain.

Alors dès que sont apparues sur le marché les briques réfractaires, les fours ont été transformés. Aujourd’hui il faut 1 heure à 1 H. 30 pour chauffer le four et une heure à 1 H. 30 pour cuire le pain selon la température extérieure, sans que cela change son goût.

On reconnaissait la température du four à la couleur des pierres. Si l’on faisait cuire du pain dans un four dont on n’était pas propriétaire, on imprimait sa marque avec un tampon du buis gravé (Croix, Carré, Traits parallèles...) Aujourd’hui, les « anciens » ont transmis leur savoir-faire aux plus jeunes et c’est encore 35 foyers qui fabriquent régulièrement ces pains traditionnels dans les fours privés.

Le groupe folklorique de Cordon « Lou Beneton »

Un « Beneton » est un panier d’osier tressé à armatures rigides. Il servait autrefois à transporter terre ou fumier du bas d’un champ à son sommet. Cet outil peut encore se trouver actuellement à Cordon mais à usage uniquement décoratif.

Le premier groupe folklorique a été constitué en 1956. C’était alors un groupe d’amis qui se produisait uniquement à Cordon lors des fêtes locales : 15 août, kermesse. Les costumes étaient authentiques et appartenaient tous aux parents des danseurs. Ce groupe se composait de 16 danseurs et de 3 musiciens. Les mariages, les naissances, les décès ont eu pour conséquence la dissolution de ce premier groupe en 1968.

La deuxième impulsion a été donnée par Christiane Mabboux. Elle a permis de conserver le patrimoine chanté et dansé de Cordon. De 20 danseurs à cette époque, le groupe actuel se compose de 50 participants : 5 accordéonistes, 2 violonistes, 1 clarinettiste qui ont réappris les mélodies locales auprès des anciens. Plus technique ce nouveau groupe se produit dans la France entière, sur demande. Il a participé à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques d’Albertville en février 1992.

Les danses usitées de nos jours sont : des quadrilles à 4, des grandes rondes à 8 ; des danses par couples : polka piquée, polka des bébés, mazurka ...

 

Une vingtaine de machines agricoles exposées et entre autres :

*Une moissonneuse-batteuse de 1963 fabriquée par les Chemins de fer Roumain à Budapest et qui a été utilisée sur St Roch. « Au maximum on battait 4 à 5h mais souvent c’était 2 à 3h »

*Une batteuse de 1922 qui sépare la paille, le grain et l’enveloppe transparente du grain. Le grain ainsi traité est prêt à être moulu.

*un battoir « d’avant 1900 » qui sépare la paille du grain mais pas l’enveloppe transparente. Alors ensuite il faut « vanner » le grain avant de le moudre.

*une mécanique à bras actionnée par les personnes, du début du 20ème siècle. Par ce système tout est trié mais tout sort ensemble de la machine.

Avant encore c’était le fléau dont les gens se servaient.

Des tracteurs dont 1 de 1947.

Toutes ces machines sont en état de marche… Jean-Claude parcours la France entière pour en trouver, il les démonte pièce par pièce, fabrique des pièces s’il le faut, remonte les mécanismes jusqu’à ce qu’ils fonctionnent. C’est un passionné….

 

Un pressoir mobile est amené sur la fête pour presser en direct des pommes et le jus ainsi récolté est proposé.

Le Comité des fêtes de Cordon a été créé en 1979 pour organiser la fête du Pain.

Moissonneuse batteuse
Moissonneuse batteuse

Travail à l'ancienne, Jean-Claude et se moissonneuse batteuse

Pains dorés
Pains dorés

Superbes pains dorés juste sortis du four

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